Archives de catégorie : Neurosciences

Comment le cerveau construit-il nos souvenirs ?

Jeudi 21 avril 2016

avec Serge LAROCHE, Directeur de Recherche CNRS. Actuellement directeur d’une équipe de recherche « Mécanismes cellulaires et moléculaires de la plastiité et de la mémoire » à l’Institut des Neurosciences Paris-Saclay (NeuroPSI) à Orsay, crée en janvier 2015. Fondateur en 2005 et directeur du GDR NeuroMem (GDR CNRS 2905) qui rassemble 33 équipes en France qui travaillent sur les neurosciences de la mémoire. Ancien directeur du Centre de Neurosciences Paris-Sud à Orsay (2010-2015), UMR CNRS/Univ Paris-Sud, et ancien directeur du Laboratoire de Neurobiologie de l’Apprentissage et de la Mémoire, unité CNRS/Univ Paris-Sud à Orsay (1994-2010).


ARGUMENT / 
Se souvenir des événements personnels de la vie et pouvoir les revivre parfois dans le moindre détail contribue non seulement à notre construction en tant qu’individu mais conditionne également notre relation aux autres. Comprendre les bases neurales des fonctions cognitives telles que la mémoire, identifier les mécanismes responsables des pathologies connexes et soigner les maladies du cerveau représente un des grands défis de la science moderne et un enjeu majeur pour la société. Quelle est la nature physique des traces mnésiques et quels sont les mécanismes qui président à leur construction, leur stockage et leur rappel ? Ce domaine de recherche a connu ces dernières années un essor considérable qui aboutit à une véritable révolution dans la connaissance du fonctionnement du cerveau et des bases neurales de la mémoire. On découvre ainsi que les souvenirs sont codés sous forme de motifs d’activité neuronale qui se propagent dans ces vastes réseaux du cerveau et que la capacité de stockage à long terme repose sur la machinerie moléculaire des neurones qui permet un remodelage fonctionnel et structural des réseaux neuronaux à la base de nos capacités de mémoire. Les avancées récentes dans la recherche des mécanismes de la mémoire seront résumées.

Imagerie cérébrale

Le Centre d’Alembert est heureux de vous annoncer la deuxième séance de son programme de séminaires de l’année 2015 – 2016 :
NEUROSCIENCES ET SCIENCES DE LA COGNITION : AVANCÉES SCIENTIFIQUES ET TECHNIQUES, PROMESSES ET CONTROVERSES

Séance du Jeudi 10 décembre 2015

Progrès et limites de l’Imagerie cérébrale : ce qu’on voit et ce qu’on croit voir.

avec

Jean-Yves BAUDOUIN, Maître de Conférences HDR en Psychologie cognitive, IUF junior 2008, Équipe « Éthologie Développementale et Psychologie Cognitive », CSGA, UMR 6265 CNRS – UMR 1324 INRA – Université de Bourgogne-Franche-Comté

Imagerie cérébrale : perspectives, promesses et limites
Les progrès techniques de l’imagerie cérébrale permettent une avancée considérable dans la possibilité que nous avons de comprendre ce qu’il se passe « entre nos deux oreilles ». Ils permettent enfin de pénétrer l’intérieur de la boîte noire des behavioristes, et aident les cognitivistes à donner corps aux processus cognitifs qu’ils abordaient de manière indirecte auparavant. Les perspectives ouvertes par ces techniques en font donc un outil fondamental de la recherche dans ce domaine. Il ne faut cependant pas surestimer la portée de ces avancées en donnant à l’imagerie cérébrale un pouvoir qu’elle n’a pas. D’abord, voir le cerveau en activité ne suffit pas à comprendre son fonctionnement, sans modèle explicatif de ce fonctionnement. Le choix du modèle explicatif le plus approprié est donc un prérequis fondamental à l’explication de notre activité mentale. Ensuite, il serait fallacieux de considérer l’activité cérébrale comme source ou cause de notre activité mentale. L’activité cérébrale s’inscrit dans une chaine d’événements qui vont donner un sens à notre activité mentale. En ce sens, elle n’en est que le marqueur à un instant donné. Nous présenterons et discuterons ces différents points à la lumière d’évidences empiriques pour certaines récentes, d’autres déjà anciennes.

et

Cyril POUPON, Responsable de l’Unité d’IRM et de Spectroscopie, Centre NeuroSpin, Institut d’Imagerie Bio-Médicale, Direction des Sciences du Vivant, CEA

La révolution des très hauts champs magnétiques et puissants gradients en IRM : voir le cerveau à l’échelle mésoscopique

L’imagerie par résonance magnétique (IRM) est devenue un outil incontournable pour les neurosciences cliniques et cognitives. L’IRM permet non seulement d’accéder à l’organisation anatomique du cerveau humain, mais elle permet également d’en sonder le fonctionnement et d’en comprendre le métabolisme. De nouvelles révolutions technologiques sont en cours, reposant notamment sur l’utilisation de très hauts champs magnétiques pour améliorer sensiblement la résolution des images (résolutions spatiale, temporelle, et spectrale) afin d’atteindre la résolution mésoscopique d’une centaine de micromètres qui permettra d’étudier le cerveau humain à l’échelle des colonnes corticales, permettant ainsi d’en comprendre finement l’organisation anatomo-fonctionnelle. Et tout ceci en visant un double objectif : mieux comprendre le cerveau sain pour mieux diagnostiquer le cerveau pathologique.

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Les séances ont lieu à la Faculté des Sciences d’Orsay, Bâtiment des Colloques (bât. 338 – rue du Doyen André Guinier) de 13h45 à 15h45 (entrée libre)

ACCÈS RER B  direction St-Rémy-lès-Chevreuse – gare Orsay-Ville ou Bures-sur-Yvette

Programme et contact :

Web : http://www.centre-dalembert.u-psud.fr/

Mél. : centre.dalembert@u-psud.fr