Psychisme  Société

Législation sur le transsexualisme

Patrick Juignet, Psychisme, 2011.

Définition

Le problème chez ces personnes se situe dans l'opposition entre l'identité de genre et le sexe biologique.  Selon la personnalité la manière de réagir à cette contradiction varie.

A un degré faible on parle de "transgenre" pour désigner la situation d'un individu dont l'identité de genre est différente de son apparence. Ceci engendre parfois un conflit intérieur, mais surtout un malaise social. La personne concernée n'admet pas les rôles et apparences traditionnellement assignées à son sexe.

A un degré plus fort on parle de transsexulaisme. Le transsexuel a la conviction délirante d'être né dans un corps inadapté à son genre et veut le changer. Il considère que son sexe est une erreur et veut le changer par des traitememts chirurgicaux ou hormonaux. Le transsexualisme est un trouble psychique portant principalement sur l'identité de genre (se considérer avec une conviction absolue comme étant d'un genre différent de son sexe). 

Législation

Le transsexualisme n'est plus considéré comme une pathologie psychiatrique en France. Le ministère de la Santé a en effet publié au Journal officiel (2009) un décret qui retire «les troubles précoces de l'identité de genre» de la liste des affections psychiatriques. Dans l'hexagone, entre 40.000 personnes seraient concernées par cette décision.

La France est le premier pays au monde à ne plus considérer le transsexualisme comme pathologie mentale. Jusque là, on se référait au DSM (Diagnostic and Statistical Manual of Mental Disorders). Dorénavant le transsexualisme devient une affection longue durée  «hors liste» ou une «maladie orpheline».

Jusqu'à présent, les transsexuels bénéficiaient d'une exonération du ticket modérateur pour leur prise en charge médicale au titre d'une affection de longue durée pour «troubles récurrents ou persistants».

Commentaire

Le transsexualisme est devenu, par décret, une maladie soignable par la réalisation du symptôme. Si le transsexuel considère que son sexe est une erreur et veut le changer, la loi lui donne raison. Le médecin doit acquiescer et réaliser le changement.



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