Psychisme  Clinique

Angoisse, dépression, excitation

Patrick Juignet , Psychisme, 2012.

Notre parti pris de clarification de la classification de troubles psychopathologiques nous conduit à individualiser la catégorie des syndromes communs ou ubiquitaires, c'est à dire que l'on retrouve dans toutes les formes de pathologie. Un syndrome n'est pas une personnalité, ni une maladie, c'est seulement un ensemble cohérent et stable de symptôme.

Définition

Ce sont des syndromes résultant d'un dysfonctionnement psychique parfois chronique parfois transitoire. La particularité qui nous fait les individualiser Iest qu'ils sont en lien avec des modifications neurobiologiques encore mal connues, mais certaines. Ce qui permet de traitement pharmacologique.

Dans les formes transitoires, dites réactionnelles, le déclenchement du syndrome provient de situations relationnelles ou sociales (danger réel ou supposé, traumatisme, deuil, insatisfactions, incertitudes vitales). Les syndromes sont évolutifs, mais peuvent se fixer et devenir chroniques. Ces grands syndromes très communément rencontrés et présents dans toutes les formes d'organisation psychique. Selon la personnalité sous-jacente, ils prendront une tournure plus ou moins intense et auront des évolutions très différentes.

On les retrouve dans les maladies multifactorielles au cours desquelles ils peuvent prendre des tournure graves. C'est le cas de la dépression et de l'excitation qui dans la maladie maniaco-dépressive ne sont pas réactionnelles et proviennent d'un dysfonctionnement neurobiologique ayant une détermination propre (manie, mélancolie). Dans ce cas on entre dans le cadre des maladies multifactorielles.

Les divers syndromes

L’angoisse
Le syndrome associe une sensation de peur à des manifestations somatiques diverses. Certains récepteurs neuronaux génèrent l'angoisse et d'autres l'empêchent. La structure cérébrale la plus concernée est l'amygdale et ses connexions à l'hippocampe. Sont en jeu les récepteurs à l'acide gamma amino butyrique (GABA). Ce sont les récepteurs du genre A, de sous type oméga 1, qui  ont un effet anxiolytique.
 
La dépression
Elle se manifeste par la tristesse, va jusqu'à la douleur morale, l'abattement et un cortège de manifestions somatiques selon l'intensité. On l'associe au déficit des voies sérotoninergiques centrales (dont la stimulation chimique permet une rémission) et à une diminution de la plasticité cérébrale.

L'excitation
Cliniquement elle se manifeste par la jovialité, l'hyperactivité, la bonne humeur, et va jusqu'à l'insomnie totale et l'agitation incoercible. On incrimine une hyperactivité sérotoninergique.


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